mardi 26 juin 2012

Pourquoi choisir Neo Avenue ? Voici les 5 bonnes raisons

1) Une commission réduite
Bénéficiez d’une commission réduite (à partir de 2%) et économisez jusqu’à -60% par rapport à une agence classique. Cette tarification permet d’augmenter le pouvoir d’achat des acquéreurs tout en augmentant le prix de vente pour le propriétaire. 

2) Une équipe de spécialistes
Chez Neo Avenue, pas d'agents polyvalence mais au contraire, des équipes de spécialisées. Pendant qu'une équipe s'occupe des propriétaires, une autre est en charge du suivi des acheteurs.

3) Une base d’acquéreurs en recherche active
Chaque acquéreur potentiel est suivi par notre équipe spécialisée. Ainsi Neo Avenue est informée jour après jour des intentions d’achats, de la solidité du dossier de financement et du type d'appartement ou de maison recherché.

4) Des délais de vente rapide
Puisque Neo Avenue connait parfaitement ses acheteurs, elle prends contact de manière ciblée, et en priorité, avec les acheteurs les plus motivés et ayant les meilleurs dossiers financiers. Cette organisation permet d'obtenir rapidement des offres d'achat au bon prix.

5) Des mandats qui protègent les vendeurs
Si un propriétaire change d'avis ou modifie sa stratégie de vente, il peut à tout moment dénoncer son mandat. Neo Avenue accepte un simple courrier pour le désengager. La prise d'effet étant immédiate, les vendeurs n'ont plus de crainte à signer ce document

Jaimelesstartups.fr sélectionne Neo Avenue

Neo Avenue, l'agence immobilière à commission réduite a été élue "start-up de la semaine" par J'aimelesstartups.fr.

Ce site fait de la veille et propose chaque semaine de faire découvrir une nouvelle start-up aux internautes.

Pour comprendre ce que Jean Baptiste Niveau et Caroline appellent l'Immobilier Nouvelle Génération, c'est ici : http://www.jaimelesstartups.fr/neo-avenue/

mardi 17 avril 2012

Neo Avenue et les Réseaux Sociaux

Neo Avenue investit les Réseaux Sociaux !

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Découvrez toutes les annonces immobilières de Neo Avenue



Neo Avenue, l'agence immobilière nouvelle génération présente tous ces biens à la vente : http://goo.gl/eY1bi

Cette agence, lancée début Février 2012, affiche déjà 60 biens à la vente.

Si on fait le calcul, cela fait 1 nouveau mandat / jour ce qui parait être un bon score en cette période d'attentisme ...

Il semblerait donc que le modèle mis en place par les fondateurs (commission réduite, service en ligne d'estimation immobilière, carte des prix) rencontre son public : les vendeurs ont perçus l'intérêt de confier leur bien à vendre à cette agence et les acheteurs apprécient de devoir régler une commission plus faible que dans une agence classique.

Rappelons que Neo Avenue propose ses services sur toute l'Ile de France : Paris (75) - Seine et Marne (77) - Yvelines (78) - Essonne (91) - Hauts de Seine (92) - Seine Saint Denis (93) - Val de Marne (94) - Val d'Oise (95)


Pour les contacter :
Site : www.neo-avenue.fr 
Email : ecriveznous@neoavenue.fr
Tel : 0 180 878 180

dimanche 29 janvier 2012

Neo Avenue : L'immobilier Nouvelle Génération !


Neo Avenue est une agence immobilière nouvelle génération qui utilise les techniques du « Yield Management » afin de toujours proposer la commission la plus faible possible. 



En effet, Neo Avenue a élaboré un algorithme qui permet de définir l’investissement nécessaire et d'estimer le délai pour vendre un bien immobilier. Ainsi, vous êtes certain que Neo Avenue vous proposera une commission d’agence personnalisée (entre 2,5% et 4% maximum) pour chaque opération.



Chez Neo Avenue, vous trouvez des services innovants et gratuits : estimation immobilière en 1 clic, carte des prix au m2, calculettes financières. 

Les Internautes peuvent connaître à tout moment la valeur du bien qu’il souhaite acheter ou vendre

La commission d’agence est réduite et permet d’augmenter le pouvoir d’achat des acheteurs tout en permettant aux vendeurs d’obtenir le meilleur prix.

Les équipes accompagnent acheteurs et vendeurs à toutes les étapes de leur projet afin de leur apporter de la lisibilité, de leur faire gagner du temps et de leur assurer le meilleur service. 

Avec Neo Avenue, vous n’aurez plus à choisir entre qualité de service ou prix.

La Révolution a commencé ....


SERVICES NEO AVENUE :





CONTACT  :
Tel : 0 180 878 180

jeudi 6 octobre 2011

Apple : Steve Jobs, sa vie, son oeuvre ....


"Vous souvenir que vous pouvez mourir est la meilleure façon d'éviter de penser que vous avez quelque chose à perdre", expliquait Steve Jobs en 2005, après avoir échappé à un cancer de la prostate. En 2009, une greffe du foie réalisée à Memphis, à l'issue d'une course folle en hélicoptère, lui donnait une nouvelle chance. Cette fois-ci, la maladie a été la plus forte... Celui qui, après le Macintosh, a changé la donne de la musique (iPod), de la téléphonie (iPhone) et de la télévision (iPad) vient de s'éteindre. Quand il est né, les téléphones avaient des cadrans, les télévisions ressemblaient à des cubes et on écoutait la musique encore sur des 78 tours. Le fondateur d'Apple a passé sa vie à changer la nôtre...

L'histoire commence pourtant par une fin de non-recevoir. Quand ils le mettent au monde en février 1955, l'étudiant en sciences politiques Abdulfattah Jandali, venu de Syrie trois ans plus tôt, et Joanne Schieble, élève en psychologie d'origines allemande et suisse, estiment qu'ils ne pourront subvenir aux besoins du petit Steve. Ils ne sont alors qu'étudiants et décident de l'abandonner. Une vérité que Jobs découvrira sur le tard. Un coup de massue d'autant plus douloureux que ses parents naturels garderont Mona, sa soeur cadette. Cette dernière, mariée un temps à un scénariste des Simpson, racontera dans The Lost Father l'histoire de leur famille décomposée.

Une terreur à l'école

Le petit Steve atterrit à Palo Alto, à une demi-heure de route au sud de San Francisco. Ses parents adoptifs, Paul, employé d'une entreprise de lasers, et Clara Jobs, comptable, habitent un pavillon doté d'un garage. À l'école primaire, Steve est une terreur. "On mettait des serpents dans la salle de classe et on faisait exploser des bombes à eau", confesse-t-il à Playboy en 1985. Un jour, il ingurgite du poison pour fourmis et est envoyé illico presto aux urgences... Dilettante ? Oui, mais avec une certaine suite dans les idées. À 12 ans, il déniche dans le bottin le numéro de Bill Hewlett, cofondateur de l'entreprise star de la Silicon Valley. Le vétéran répond gentiment à ses questions durant vingt minutes. Et offre à Steve un "job d'été" d'assemblage de composants qu'il effectuera trois ans plus tard.

Quand ils l'ont pris sous leur aile, les Jobs s'étaient engagés à lui faire suivre des études. Ce sera au Reed College, dans l'Oregon. Là aussi, il trouve le temps long. "Il dormait à même le sol en écoutant en boucle Tambourine Man et Hurricane de Bob Dylan, ses cheveux collés à un énorme transistor", se souvient pour Le Point Daniel Kottke, un des pensionnaires. Les deux se lient alors d'amitié avec Robert Friedland, un fort en gueule de cinq ans leur aîné, qui fera fortune par la suite dans les mines au Venezuela. Mais, surtout, "Toxic Bob", comme Friedland sera surnommé à la suite de l'explosion d'une de ses mines dans le Colorado, possède un verger dans l'Oregon. Apple doit son nom à ces après-midi d'automne "bohèmes", où Jobs, l'étudiant peu assidu, gamberge à l'ombre des pommiers.

Méditation et LSD

Ces divagations lui donnent le goût de l'aventure. Jobs ferait alors n'importe quoi pour se rendre au Kumbh Mehla, plus gros rassemblement religieux du monde qui se tient tous les quatre ans en Inde, sur les bords du Gange. Il rêve d'y rencontrer Maharishi Mahesh Yogi, un adepte de la méditation transcendantale dont les enseignements ont été suivis par les Beatles et Mia Farrow. Il convainc ses parents de lui offrir un billet en 1974. Il n'a que 19 ans, ne découvre pas de grand maître, mais le LSD, de terribles indigestions, et le goût de l'inconnu. Un jour, alors qu'il parcourt l'Himalaya, Jobs rencontre un moine qu'il ne connaît ni d'Ève ni d'Adam. Le Californien parle avec lui de l'origine de la vie, et accepte de se faire tondre la tête en signe de "purification".

De retour dans l'Oregon, au bout de quatre mois, Jobs plaque tout. Plus question de passer l'examen final. L'école de la vie s'avère plus difficile que l'école tout court. "Je ramassais les bouteilles de Coca-Cola pour récupérer la consigne de cinq cents", reconnaîtra-t-il en 2005, lors d'un retour sur sa vie devant les étudiants de Stanford. Chaque dimanche soir, il parcourt à pied les dix kilomètres qui le séparent du temple Hare Krishna de Portland pour obtenir un repas (végétarien) gratuit. Il sèche les cours donc, à l'exception de l'enseignement de la calligraphie. Il y découvre les empattements. Ces terminaisons des caractères proviennent de la trace laissée par le pinceau lorsque la main s'élève en achevant le geste d'écriture. "Cette initiation influera la manière d'écrire sur un Mac", expliquera-t-il toujours à Stanford. "Et comme Microsoft s'est borné par la suite à copier notre interface, tous les propriétaires de PC ont pu en bénéficier." Le ton est donné.

1 820 dollars

Car, entre-temps, Jobs a rencontré Steve Wozniak chez Hewlett-Packard. "Enfin, il trouvait quelqu'un qu'il avait envie d'écouter", se souvient Bill Fernandez, un copain de fac, qui a présenté les deux Steve. Tous deux sont passionnés d'électronique, mais Woz, de quatre ans son aîné, est plus bidouilleur. À 11 ans, aidé de son père, il a déjà assemblé une radio ! Au tout début de l'informatique, Woz met au point un ordinateur baptisé Cream Soda Computer, en référence à la quantité de boisson gazeuse qu'il a ingurgitée lors de sa conception. "C'est ce type d'objet qu'il faut vendre !" hurle Jobs à Woz, qui n'y voyait qu'un jouet d'adolescent attardé. Jobs tanne Woz pour qu'il abandonne son poste chez HP et vende jusqu'à sa HP 65, une des premières calculatrices de poche. Jobs, qui vient de commencer un boulot chez Atari (il en est le 40e employé), refourgue de son côté sa camionnette Volkswagen.

En tout, les deux Steve mettent 1 820 dollars de côté. Un petit butin qui leur permet d'acheter des microprocesseurs. Et d'amorcer la production de leur premier ordinateur dans le garage des Jobs : l'Apple I, composé d'un clavier en bois gravé à la main. Les compères en écoulent 150 la première année. Enfin libre ! Jobs ne sera plus obligé d'habiller les répliques miniatures des personnages d'Alice au pays des merveilles à trois dollars de l'heure, comme en 1972 au Westgate Mall, un centre commercial de San Jose... Il faut alors passer aux choses sérieuses. Le look Levis 501 et baskets New Balance en effraie alors plus d'un. "Pourquoi vous m'avez envoyé ce renégat ?" s'emporte l'investisseur Donald Valentine, quand il le rencontre en 1972. Beau joueur, cette figure du capital risk recommande tout de même Jobs à Mike Markkula, un ex d'Intel. Il signe le premier chèque (250 000 dollars) qui permet à Apple de se doter de ses propres bureaux à Cupertino.

Contre IBM et Microsoft

Dès sa création, Apple se positionne en réaction à l'establishment. Au départ, l'ennemi à abattre s'appelle IBM, qui veut remplir le monde de ses ordinateurs gros comme des salles à manger. Dans la publicité 1984 réalisée par Ridley Scott, Big Blue a des allures de Big Brother et Apple vient libérer une armée d'esclaves. David n'est pas toujours de très bon goût avec Goliath : à l'instar de ce cliché qui le montre devant une affiche d'IBM, le sourire aux lèvres et le majeur au garde-à-vous. Microsoft, né en même temps qu'Apple, n'est guère mieux traité par le trublion : "Bill Gates aurait pu avoir l'esprit plus large s'il avait pris une fois de l'acide en étant plus jeune."

Pour Jobs, avoir l'esprit large, c'est accorder une grande importance au design. À 20 ans, il est passionné des ouvrages de Stewart Brand - un écrivain qui, avec son "Whole Earth Catalog", invente une nouvelle manière d'écrire, truffée de collages -, qu'il dévore dans sa nouvelle maison de Los Gatos. Sur les murs blancs de sa maison, Jobs ne tolère que des tableaux du peintre du début du XXe siècle Maxfield Parrish : la destruction créatrice. "Tout ce dont j'avais besoin, c'était une tasse de thé, un briquet, une stéréo", explique-t-il à l'occasion d'un portrait réalisé par Diana Walker en 1982. En 2003, il déclare au New York Times : "Le design, ce n'est pas seulement l'apparence et la sensation, c'est aussi l'utilité." Séduit par la souris qu'Apple rend accessible au grand public, Andy Warhol est un des premiers adeptes du Macintosh, l'ordinateur qui succède à l'Apple II. Jobs commence à prendre confiance en lui.

Le jour de ses trente ans, il "loue" les services d'Ella Fitzgerald qui entonne "Joyeux anniversaire !" devant une trentaine d'invités... Jean-Jacques Servan-Schreiber est de la partie. Jobs est pris dans une course de vitesse... Cinq ans plus tôt, il a loué les services de Regis McKenna, le prince de la communication, pour introduire son entreprise en Bourse. "Entre Jack Kerouac et Rupert Murdoch, il a trop vite choisi le second", regrette alors un compagnon du départ.

Le revers de la légende

La légende de l'entrepreneur a son revers. Alors qu'il est au lycée, Jobs a fait la connaissance de Chris-Ann Brennan, jeune Californienne qui se passionne pour le bouddhisme. En juin 1978, leur aventure donne naissance à une fille, Lisa. Mais, à 23 ans, il n'a pas envie de la reconnaître. Il lui faut trois ans, et un test de paternité, pour que Jobs reconnaisse enfin Lisa, devenue, depuis, écrivain à New York. Il consent finalement à offrir une maison à son ex-compagne, qu'elle revendra pour passer une année sabbatique à Paris. Avant de revenir en Californie, où elle vit aujourd'hui de l'interprétation de mandalas, des dessins sanscrits.

C'est sûr, Chris-Ann est moins show-off que Joan Baez.. Au début des années 1980, Jobs fréquente l'ex de Bob Dylan. Il l'invite à une soirée de développeurs d'Apple. "Dire que j'ai dû danser avec elle... J'étais gêné, mais fier", se rappelle le compagnon des débuts Andy Hertzfeld. Selon Jeffrey Young et William Simon, auteurs d'iCon : Steve Jobs, le créateur d'Apple finira par la laisser tomber en 1982, car il avait peur qu'une femme de 41 ans ne puisse pas lui donner d'enfant...

Génial, mais ingérable

Car son autre bébé, le Macintosh, n'attend pas. Jobs doit à la fois mobiliser une équipe de développeurs de talent et structurer l'entreprise. Il va réaliser alors la plus grosse erreur de sa vie. En 1985, il débauche John Sculley, patron de Pepsi. À cet as du marketing, Jobs lance "Dis-moi, John, tu préfères passer le reste de ta vie à vendre de l'eau sucrée ou bien à changer le monde ?" Tope là ! Au départ, tout va bien. Mais, très vite, l'indépendance de Jobs gêne. "Ses propos naviguaient entre une nonchalance désarmante et des arguments qui partaient dans tous les sens", déplore alors Sculley. Le nouvel homme fort décide de se séparer de ce génial ingérable. Et voilà Jobs viré de l'entreprise qu'il avait créée dix ans plus tôt !

Jobs vit mal cette mise à pied... "Si Apple devient un endroit où la romance a disparu, et où les gens oublient que les ordinateurs sont l'invention la plus formidable de l'homme, je pense que j'aurai perdu Apple." Il élabore alors un plan avec son ami Larry Ellison, le richissime patron d'Oracle, pour racheter Apple et revenir à sa tête. Au dernier moment, le plan n'est pas mis à exécution, mais Jobs a pris soin de garder une action de la firme. Ce qui lui permet de scruter, trimestre après trimestre, les résultats de l'entreprise...

Retour triomphal

Cette "traversée du désert" va se révéler salutaire. En 1986, il achète Pixar au producteur George Lucas (La guerre des étoiles) dix millions de dollars. Il revendra le studio 7,4 milliards à Disney vingt ans plus tard. Entre-temps, il a transformé l'entreprise brinquebalante en boîte à tubes (Le monde de Nemo, Toy Story ou encore Monsters). Toujours en 1986, Steve l'infatigable crée NeXT (au suivant, en anglais), une compagnie qui, espère-t-il, va inventer l'ordinateur idéal pour les étudiants. Si le système rencontre un succès d'estime (Ross Perot investit dedans et Jobs offre un ordinateur NeXt au roi Juan Carlos), il n'en vend que 50 000 unités. Un échec commercial donc, mais, à ce moment-là, Jobs va réussir son coup de maître : en 1996, l'obstiné persuade Apple de racheter NeXT et sa technologie. L'enfant prodigue est de retour : au départ simple conseiller de Gil Amelio (qui a remplacé Sculley), il deviendra patron en 2000.

À son retour, Jobs change tout : de la cafétéria, où il fait embaucher un spécialiste du tofu, aux salles de réunion, qu'il baptise du nom de peintres de la Renaissance. Il cite alors le hockeyeur star Wayne Gretzky : "Je me dirige où le palet va être, non là où il est allé." Surtout, il sort Apple de son carcan. Avec l'iPod, Steve Jobs devient le plus grand vendeur de morceaux de musique au monde. Et un Français, Jean-Marie Hullot, l'encourage à se lancer dans la téléphonie. L'iPhone sort en 2007, et l'iPad, une tablette multimédia à tout faire, en 2010. Des lancements qu'il orchestre au cours de shows enseignés dans les écoles de commerce. À l'instar de la "keynote" présentée le 2 mars pour le lancement de l'iPad 2. Alors qu'il est censé être de nouveau en congé maladie depuis trois mois, Jobs apparaît sur scène, le pas plus assuré qu'à l'accoutumée. One more thing ? Jobs poursuit l'ouverture des Apple Store. Il en existe aujourd'hui 357 dans le monde...

Et voilà Jobs, rejeté un temps par l'entreprise qu'il a cocréée, de nouveau porté aux nues. "C'est le patron capable des meilleurs come-back", explique Richard Branson, numéro un de Virgin. Même Bill Gates, l'ennemi des débuts, expliquera en 2008, plus de trente ans après la création d'Apple et de Microsoft, que "Steve Jobs est celui qui a le plus contribué à l'industrie informatique"... Jobs est de nouveau le boss. Quelqu'un se trompe dans la taille des caractères d'une présentation et il rentre dans une colère noire. "Il aurait fait un parfait roi de France", plaisantait dans Time dès 1982 Jef Raskin, un des principaux développeurs du Mac.

Google, le nouvel ennemi

Le pouvoir isole. Car, à ce moment-là, Apple, ex-symbole de la contre-culture, devient dominant. Les opérateurs téléphoniques en ont gros sur la patate de voir ce nouveau venu créer un modèle fermé qui lui permet de facturer directement des mini-programmes (applications) aux clients. Et Google, l'ami de toujours, devient un ennemi en 2009. "Je suis désolé, mais je ne me suis jamais lancé dans les moteurs de recherche", moque Jobs.

Ces dernières années, Jobs semblait avoir réussi à faire la paix avec lui-même. En 1990, il a rencontré Laurene Powell, à l'occasion d'une conférence donnée à Stanford. Un an plus tard, le moine bouddhiste Kobun Chino Otogawa les a mariés au coeur du Yosemite Park. L'ex-banquière chez Merrill Lynch, reconvertie dans la vente de produits bio au sein de l'entreprise Terravera, lui a donné trois enfants, Reed, Erin et Eve, tout comme une certaine quiétude. Pour cette nouvelle progéniture, comme pour sa première fille Lisa, il avait des tonnes de projets. Ne venait-il pas de démolir la Jackling House, une gigantesque demeure du village de Woodside, pour en faire un paradis familial ? Bien décidé à ne pas reproduire l'erreur de New York où il avait retapé un triplex avant de le revendre en 2003 quinze millions de dollars au chanteur Bono sans l'avoir jamais occupé.

Le livre de Jobs se referme. Que retiendra-t-on de celui que le mensuel Forbes a nommé patron de la décennie ? Chris-Ann Brennan, la première femme qui a partagé sa vie, se souvient de ces nuits où il se réveillait un poing tendu vers le haut en hurlant "je veux conquérir le monde !" Pour mieux croquer le personnage, elle sort un stylo. Et griffonne sur un coin de table un dessin resté jusqu'ici secret. En haut se trouvent un moine zen, en bas Henry Ford, à gauche François d'Assise et à droite... Hitler ! Steve Jobs, pour elle, se situait à la croisée de ces quatre personnalités. Avec sa part de lumière et d'ombre, mais avec une rage et une force qui ont galvanisé cet autodidacte jusqu'au dernier souffle. Jusqu'à en faire un des hommes qui a révolutionné notre quotidien.

lundi 3 octobre 2011

Comment paramétrer le nouveau Facebook ?

Facebook a introduit de nombreux changements ces derniers temps, en effet, depuis quelques jours, on peut voir le statut-chaîne suivant se balader de comptes en comptes sur le réseau social :

« Suite à la nouvelle version de Facebook, qui arrive doucement, mais surement chez tout le monde, vous seriez gentils de faire ceci :
  • Passez la souris sur mon nom
  • Attendez de voir la petite fenêtre s'afficher
  • Passez la souris sur abonné(e) et décochez « Commentaires et mentions j'aime »
J'aimerais ainsi que les commentaires de mes amis et ma famille ne soient pas rendus publics ! Merci ! Copiez ceci dans votre statut, si vous ne voulez pas que le moindre de vos mouvements soit visible pour tous sur le menu déroulant à droite ! Merci ! »

Les chaînes : c'est le mal. Arrêtez de les partager !

Autant le dire clairement, ce message n'a pas de sens. Comme nous ne le répèterons jamais assez : dès que vous voyez une mention du genre « Partagez ça avec vos amis », la seule chose à faire est d'utiliser la fonction « Supprimer ».

Malheureusement, il semble plus simple de partager une chaîne et d'en suivre les recommandations, que de prendre la peine de chercher la solution à un problème qui n'a rien de nouveau.

L'affichage de vos actions sur Facebook : ce n'est pas nouveau

En effet, depuis toujours ou presque, Facebook publie par défaut sur votre profil vos différentes actions : vous répondez à un questionnaire, vous aimez un commentaire, vous écrivez sur un mur... cela apparaît sur le vôtre.

Ainsi, toutes les personnes autorisées à voir votre mur peuvent voir ces activités. Si vous optez pour un mur public, c'est le cas pour n'importe qui.

Il en est de même pour vos actions sur les profils des autres. Vous intervenez sur un message qui est public : votre intervention devient publique, et peut donc être vue par tout le monde.

Demander aux utilisateurs de la masquer est à peu près aussi malin que de dire « Ce soir je passe à la TV. Si vous me voyez, cachez mon visage et coupez le son ». C'est illogique et ne garantit nullement que cela sera fait.

Deux nouvelles fonctionnalités sont « responsables» de l'emballement

Mais alors, pourquoi cette chaîne ne commence à se propager que maintenant ? Cela tient en fait à la mise en place de deux nouvelles fonctionnalités : le fameux « Ticker » et les listes intelligentes.

La première est une zone dans laquelle vous voyez défiler l'ensemble des actions que vos amis partagent avec vous. Ainsi, si vous laissez vos amis voir votre mur, ils peuvent aussi lire vos actions sur les profils des autres au sein de cette zone.

Dans le cas de la seconde, cela tient surtout à l'arrivée de la liste « amis proches ».

En effet, par défaut, vous voyez l'ensemble des publications des personnes qui sont dans cette liste. La moindre de leurs actions vous est montrée, contrairement à ceux qui sont placés dans les « connaissances ».

Facebook liste

Pour corriger le tir, quelques solutions simples existent.

Je ne veux pas partager ces informations, comment faire ?

Tout d'abord, si vous ne voulez pas partager ces informations avec certaines personnes, rien de plus simple : il suffit de ne pas leur ouvrir votre mur. Facebook a d'ailleurs créé une nouvelle liste « Restreints » vous permettant simplement de n'autoriser que vos actions publiques à certains de vos amis.

Les paramètres de confidentialité et de votre profil sont aussi là pour ça, notamment la section « Activités et intérêts ». Vous pouvez d'ailleurs vérifier comment vos amis voient votre profil, ou ce qui est affiché sur sa version publique.

Plus simple, il vous suffit de vous rendre sur votre mur et de vous rendre sur les activités que vous voulez masquer. Un clic sur la croix qui apparaît sur la droite vous proposera de la masquer, ou de masquer toutes les activités similaires : c'est cette dernière option qu'il faut choisir.

Facebook Mur Options

Une fois ceci fait, personne ne pourra plus savoir ce que vous faites sur le mur des autres.

Le journal, qui sera bientôt disponible pour tous les utilisateurs simplifiera bientôt les choses. En effet, un listing de vos activités récentes y est disponible, les rendant plus faciles à masquer.

Timeline Facebook activités masquées

De plus, il propose désormais un récapitulatif des types d'activités qui ont été masquées volontairement, il sera ainsi possible de revenir en arrière.

Je ne veux pas voir ces informations, comment faire ?

Vous avez un ami qui aime tout et n'importe quoi, qui commente à tout va et qui écrit sur les murs plus vite que son ombre... et cela ne vous intéresse pas ? Cet ami partage néanmoins du contenu intéressant, et vous ne voulez donc pas le supprimer ? Il existe là aussi des solutions simples.

La première consiste à ne pas le mettre dans la liste des amis proches, mais dans les connaissances. Ainsi, vous ne verrez plus l'ensemble de ses actions / publications.

Si cela ne suffit pas, vous pouvez alors opter pour la solution évoquée par la chaîne : masquer volontairement certaines de ses publications. Vous pouvez le faire de deux manières, soit pour lui uniquement, soit en le plaçant dans une liste avec des réglages spécifiques.

Facebook Mises à jours listes Facebook Mises à jours listes

Dans le premier cas, il vous suffit de survoler son nom avec la souris puis d'aller sur la section « abonné » et de désélectionner les mises à jour que vous ne voulez pas voir. Comme nous l'évoquions au sein de notre dossier, cela est aussi pratique pour les amis qui sont un peu trop adeptes des jeux.

Dans le second cas, il vous suffit de rajouter votre ami à une liste, par exemple « Les amis qui parlent trop ». Une fois dans cette liste, rendez-vous sur la section « Gérer la liste » puis sur « Choisissez les mises à jour » .

Il faudra alors recliquer pour retirer les mises à jour que vous ne voulez plus voir pour les membres de cette liste.

Conclusion

Facebook logoCette explication était un peu plus longue à lire qu'une chaîne, et ses recommandations sans doute un peu plus complexes. Pour autant, il faut bien comprendre que Facebook n'est pas un outil anodin à utiliser. Il faut en maîtriser les paramètres de confidentialité et en comprendre le fonctionnement afin de ne pas partager votre vie avec n'importe qui.

Le meilleur conseil à donner est ainsi toujours le même : considérez que publier quelque chose sur Facebook, c'est un peu comme le crier ou le montrer sur une scène.

N'y invitez donc que des personnes que vous connaissez vraiment, en qui vous avez confiance et utilisez les listes pour ne montrer des informations qu'aux personnes concernées.

N'ayez ainsi pas peur d'être un peu trop drastique dans vos réglages de confidentialité. Il vaut mieux être trop prudent que de ne pas l'être assez. N'hésitez pas à fermer votre profil public, à le cacher des moteurs de recherche... Hormis si vous avez un usage professionnel de Facebook, c'est sans doute la première chose à faire.

Enfin, si vous n'aviez qu'une bonne parole à propager, ce devrait être celle-ci : « les chaînes sont une plaie du web, merci d'éviter d'y participer quelle que soit la raison. Pour tout le reste, il y a Hoax Buster et PCi ».

Bilan trimestriel : 1.000 points de perdus pour le CAC40


1.000 points de baisse. C'est le bilan du troisième trimestre 2011 sur le CAC40, avec un indice parisien passé de 3.982,21 à 2.981,96 points (soit précisément 1.000,25 points) entre le 1er juillet et le 30 septembre. Il faut remonter au 3ème trimestre (déjà !) 2002 pour retrouver une baisse plus forte (-28,75%, ou une baisse de -1.120 points entre 3.897 et 2.777 points). Avant cela, le CAC40 avait à une seule autre occasion subi un repli plus conséquent depuis sa création, avec -26,7% au 3ème trimestre (encore !) 1990.

Avec une chute aussi vertigineuse, il n'est pas étonnant de ne pas retrouver un seul dossier dans le vert au sein de l'indice au 3ème trimestre. Mention spéciale cependant à Essilor, un titre très défensif, qui a limité ses pertes à -3,47%, tandis qu'EADS, qui a fait une moisson historique de contrats lors du Salon du Bourget, ne cédait "que" -8,12%. Danone complète le podium, avec -10,2%. A la baisse, les bancaires ont été laminées : Société Générale (-51,12%) n'avait jamais perdu autant de terrain sur 3 mois depuis 20 ans, tandis que les baisses de Crédit Agricole (-49,57%) et BNP Paribas (-43,5%) sont toutes aussi vertigineuses. ArcelorMittal (-49,66%) et Vallourec (-48,21%) s'intercalent, sur fond de défiance sur les prix de l'acier. Peugeot (-47,6%) ou Alcatel-Lucent (-44,9%) ne sont guère mieux lotis.

Sur la base des cours du 1er janvier, l'indice parisien affiche un repli de -21,63% sur neuf mois. Quatre dossier parviennent cependant à afficher un solde positif dans l'intervalle : EADS (+21,6%), Essilor (+12,07%), Sanofi (+3,13%) et Alcatel-Lucent (+0,73%). Côté baisses, ArcelorMittal (-55,1%) chipe à Société Générale (-50,3%) son bonnet d'âne, tandis que Veolia a plongé de -49,38%.

Si l'on se place dans une perspective de moyen terme, en l'occurrence à 5 ans, le CAC40 a perdu -42,9% (de 5.219 à 2.981) dans l'intervalle, ce qui n'empêche pas 7 valeurs d'évoluer en territoire positif : Safran (+48,7%), Technip (+46,8%), Essilor (+35,4%), Air Liquide (+28,5%), LVMH (+23,4%), Publicis (+1,1%) et Unibail-Rodamco (+0,55%). Crédit Agricole (-83,4%), Société Générale (-81,67%) et Alcatel-Lucent (-76,8%) ferment la marche.

Enfin, le parcours de l'indice phare de la place parisienne sur 10 ans n'a rien d'un long fleuve tranquille : entre le 30 septembre 2001 et le 30 septembre 2011, il a perdu -25,9% (de 4.025 à 2.981 points), avec de très grosses différences de performances entre les dossiers. Le cours de Vallourec a par exemple été multiplié par près de 10, et celui d'ArcelorMittal par près de 8. Celui d'Unibail-Rodamco a quadruplé et celui d'Essilor a progressé de 259%. Parmi les autres valeurs dont le cours a progressé de 100 à 200%, figurent LVMH, Safran, Pernod Ricard, Vinci, Schneider, Technip et EADS. A l'inverse, Alcatel-Lucent (-81%), STMicroelectronics (-79,4%), Alstom (-79%), Veolia (-74%), Vivendi (-67,8%) ou Lafarge (-64%) affichent de très mauvaises performances.

jeudi 25 août 2011

Steve Jobs démissionne d'Apple et laisse la place à Tim Cook



Steve Jobs, mythique patron et cofondateur du groupe américain d'informatique Apple, en congé maladie depuis janvier, a démissionné mercredi et sera remplacé par son numéro deux Tim Cook.

"J'ai toujours dit que si venait le jour où je ne pourrais plus remplir mes devoirs et les attentes en tant que directeur d'Apple, je serais le premier à le faire savoir", écrit-il dans une lettre adressée au conseil d'administration et à la "communauté Apple".

"Malheureusement, ce jour est venu. Je démissionne donc en tant que directeur général d'Apple", ajoute-t-il.

Tim Cook, directeur opérationnel du groupe qui était déjà chargé des opérations au quotidien, le remplacera, conformément au "plan de succession" mis en place par Steve Jobs.

Le conseil d'administration affirme "avoir toute confiance dans le fait que Tim est la bonne personne pour être notre prochain directeur général".

Diplômé de l'université de Duke, il avait notamment travaillé à Compaq et à IBM avant de rejoindre Apple en 1998.

L'annonce de la démission de Steve Jobs a été suivie de la chute de l'action Apple à la Bourse de New York. Le titre reculait de 5,3% vers 23H45 GMT dans les échanges électroniques suivant la clôture.


Pour l'analyste de Gartner Van Baker, les investisseurs n'ont aucune raison de paniquer. "Je pense qu'Apple va bien s'en sortir", a-t-il dit à l'AFP. "Il y a tellement de gens talentueux là-bas et l'attention de Steve pour chaque détail est imprégnée dans la culture" de l'entreprise.

Steve Jobs, qui devient président du conseil d'administration, restera dans les parages et l'entreprise a déjà planifié la sortie de ses prochains produits, a ajouté l'analyste. Selon des informations de presse, l'iPhone 5 doit sortir mi-octobre et la nouvelle version de l'iPad, la troisième, début 2012.

Le mythique patron est non seulement le cofondateur du groupe, aux côtés de Steve Wozniak, mais aussi l'artisan de sa renaissance.

Steve Jobs avait démissionné en 1985 au terme d'une lutte de pouvoir interne et le groupe a périclité jusqu'à son retour aux commandes en 1997.

Le lancement réussi de l'ordinateur iMac à cette époque a marqué le début d'une suite de produits aux succès planétaires: les baladeurs iPod, les téléphones iPhone et dernièrement les tablettes numériques iPad.

Les lancements de nouveaux appareils sont depuis guettés par les adeptes de la marque à la pomme et les investisseurs.

Le groupe ravit ainsi régulièrement le marché par d'excellents résultats. Mi-juillet il a annoncé un bénéfice plus que doublé pour le troisième trimestre, le meilleur jamais enregistré.


"La vision et le leadership extraordinaires de Steve ont sauvé Apple et l'ont guidé vers sa position de compagnie de technologies la plus innovante et de plus forte valeur dans le monde", a commenté Art Levinson, au nom du conseil d'administration, dans un communiqué.

La capitalisation boursière d'Apple s'élève à 346 milliards de dollars. La marque à la pomme est même temporairement devenue la compagnie la plus chère au monde début août, passant devant le géant pétrolier ExxonMobil à la Bourse de New York, avant de revenir à la deuxième place.

"Les contributions de Steve au succès d'Apple sont innombrables et il a attiré et inspiré des employés immensément créatifs et une équipe de direction de classe mondiale", a ajouté Art Levinson.

M. Jobs, 56 ans, était en congé maladie depuis le mois de janvier, pour une durée et une raison indéterminées. Il a subi une greffe de foie il y a deux ans et a survécu à un cancer du pancréas en 2004.

Sa santé inquiétait régulièrement les investisseurs, tant le succès d'Apple apparaît lié à son patron.

"Je pense que les jours les plus brillants et les plus innovants d'Apple sont à venir. Et j'attend avec impatience d'observer et de contribuer à ce succès dans un nouveau rôle", a souligné Steve Jobs dans sa lettre.

mercredi 24 août 2011

Facebook révise ses paramètres sur la vie privée

Le réseau social Facebook propose, depuis mardi 23 août, de nouveaux outils pour permettre à ses 750 millions d'inscrits d'avoir davantage de contrôle sur leurs données personnelles. "Notre intention est de faciliter la publication et de pouvoir vous proposer une solution plus simple et plus intéressante à utiliser, promet Chris Cox, responsable produits à Facebook, sur le blog officiel du réseau social. Ces changements vont entrer en vigueur dans les prochains jours."

Le principal changement consiste à permettre aux membres de contrôler les critères de partage de leurs messages, photos ou statuts, non plus en devant se rendre sur la page de paramètres de confidentialité mais directement grâce à de nouvelles icônes placées dans un menu déroulant près du contenu à diffuser.

Facebook a également revu une fonctionnalité controversée du réseau social. Les usagers pourront choisir d'autoriser ou non l'apparition sur leur profil de photographies sur lesquelles ils ont été identifiés par d'autres utilisateurs. Jusqu'à présent, les clichés mis en ligne par des "amis" pouvaient s'afficher automatiquement sur le profil des internautes.

OUTIL DE PRÉVISUALISATION

Pour garantir plus de transparence, le réseau social promet de prévisualiser la manière dont les autres utilisateurs voient la page de son profil. Une telle fonctionnalité ressemble à un outil analogue, présent dans le réseau concurrent Google+.

Avec ces nouveaux paramètres, Facebook permet aussi de changer rétroactivement une publication d'un message sur son profil. "Si vous avez publié quelque chose que vous avez accidentellement rendu visible au mauvais groupe, ou si vous changez simplement d'avis, il vous suffit de changer l'audience du contenu à l'aide de l'option qui l'accompagne", assure le blog officiel. Une nouvelle fois, Facebook propose ici un outil similaire à Google+, où l'utilisateur peut choisir à quel "cercle" s'adresse son message.

Le site de Mark Zuckerberg annonce enfin un "changement de terminologie" : le terme "Tout le monde" – utilisé pour indiquer que les informations mises en ligne sur le réseau selon ce critère sont accessibles par tous les internautes – pour "Public". La fonction de géolocalisation, optionnelle, pourra aussi être activée sur d'autres appareils que les terminaux mobiles.

CONCURRENCE DE GOOGLE+

Cette évolution du site communautaire vise à rassurer les internautes, alors que Facebook est régulièrement critiqué sur la protection apportée aux données de ses membres. Cette semaine, c'est le bouton "J'aime", intégré sur les sites Web, qui s'est retrouvé dans le collimateur des autorités de protection de la vie privée en ligne, en Allemagne. Au début du mois d'août, les fonctionnalités de reconnaissance faciale, récemment mises en place par Facebook, ont également fait l'objet de critiques.

Ces annonces interviennent aussi, près de deux mois après le lancement par Google de son propre réseau social, Google+. Le groupe de Moutain View avait fait de ses paramètres de confidentialité un élément de différenciation, même s'il impose désormais le nom et le prénom de l'usager sur son profil. "Il est bon de voir plus de concurrence entre les réseaux sociaux sur le thème de la vie privée. L'introduction des "cercles" par Google a donné plus de contrôle aux utilisateurs, et Facebook propose désormais une plus grande granularité [c'est-à-dire une plus grande finesse de réglage] dans ses paramètres", se félicite l'Electronic Frountier Fondation, citée par le site spécialisé Mashable.

Le blog Naked Security de l'entreprise Sophos tempère toutefois ces annonces. "Facebook devrait vraiment adopter une politique d'opt-in ["consentement préalable"], en faisant en sorte que l'utilisateur puisse choisir quelles fonctions débloquer", souligne Naked Security.

Mais les deux réseaux sociaux s'affrontent aussi dans l'offre de contenus qu'ils proposent. Google+ a annoncé la semaine dernière qu'il proposera des jeux sur sa plate-forme, un secteur qui a largement contribué au succès de Facebook.

mardi 23 août 2011

Le cercle de jeux Wagram, objet de convoitise du grand banditisme corse


Depuis le 8 juin, le Cercle Wagram, à côté des Champs-Elysées, est fermé. Une fermeture administrative qui a accompagné la trentaine d'interpellations et la demi-douzaine de mises en examen pour "association de malfaiteurs, extorsion de fonds et blanchiment en bande organisée", prononcées le 11 juin par les juges Serge Tournaire et Hervé Robert. Sans compter les mandats d'arrêt lancés contre trois fugitifs. La réponse policière à une tentative de putsch menée en janvier par une équipe du gang corse de la Brise de mer, venue manu militari reprendre le contrôle du cercle qu'il partageait naguère avec une autre faction.

Voilà des années que certains cercles de jeu parisiens sont devenus le terrain de bataille du grand banditisme corse. L'épisode dont ont été indirectement témoins les policiers, le 19 janvier, confirme qu'une lourde guerre de succession y fait rage, comme dans les années 1970. Repérant d'importants mouvements sur le compte bancaire d'un croupier de Wagram, les policiers avaient discrètement "branché" les dirigeants du cercle début janvier.

C'est ainsi qu'ils assistent en "direct live" à la prise d'assaut de la salle de jeu, par une équipe de gros bras. "Qu'est-ce que je dois faire ? Que voulez-vous que je fasse ?", implore d'une voix blanche, sur les écoutes, le trésorier face à deux voyous du commando. "Que tu te casses maintenant, que tu ne mettes plus les pieds ici !", assènent les malfaiteurs, avec un fort accent corse.

Longtemps, Wagram avait vécu en paix, discrètement contrôlé par la Brise de mer, ce gang bastiais devenu l'un des premiers groupes criminels français. Depuis 2005, son conseil d'administration était présidé par Honoré Renon, dit "Nono", un paisible capitaine de police retraité de 65 ans passé par les RG, la brigade financière et la sous-direction des courses et jeux. Il avait remplacé à ce poste un autre flic, Charles Paganelli.

UNE GUERRE SOURDE

En France, les cercles de jeu sont étrangement un lieu de pantouflage pour des policiers tôt touchés par la retraite, mais soucieux de conserver niveau de vie et reconnaissance sociale. Mais ce ne sont parfois que des hommes de paille qui ferment les yeux sur les comptes opaques et offrent aux vrais patrons de ces établissements une totale discrétion.

De toute évidence, "Nono" n'était ni très actif ni interventionniste. Interrogé par les enquêteurs, il assure n'avoir "pas compris" que, mi-2009, un membre supposé de la Brise de mer, Angelo Guazzelli, frère du Francis assassiné en Haute-Corse, est devenu l'homme fort du Wagram. Angelo Guazzelli reste de fait en retrait, et se présente comme un producteur d'huile d'olive. Mais c'est lui, finira par reconnaître Honoré Renon en garde à vue, qui embauche et impose ses hommes de confiance : au grade de secrétaire, Jean Testanière, connu dans le show-biz pour son prétendu don de "mage". Et comme trésorier, Jeff Rossi : inséparable ami du gourou, logé gracieusement avec lui dans un bel appartement de l'avenue de Friedland (8e arrondissement) par l'ex-argentier du foot, Jean-Claude Darmon.

Les nouveaux maîtres des lieux ne sont pas au goût de tout le monde. Les ex-recrues de Richard Casanova, autre truand de la Brise de mer qui dirigeait auparavant le cercle en sous-main avant son assassinat en avril 2008, font grise mine. Perdant peu à peu du terrain, les protégés de Casanova quittent un à un la salle de jeu.

Une sourde guerre s'installe alors entre les "historiques", fidèles à Casanova, et les nouveaux propriétaires. En ce début d'année 2011, les premiers reçoivent le soutien de celui que l'on présente comme la figure montante du banditisme corse : Jean-Luc Germani. Ce lieutenant de feu Casanova, par ailleurs beau-frère du défunt, a décidé de veiller au patrimoine du truand bastiais.

CASTING D'EXCEPTION

Jean-Luc Germani veut réinstaller au 47, avenue de Wagram les anciens protégés de "Richard" : Philippe Terrazzoni, membre du comité des jeux de Wagram jusque début 2010, Hervé Pacini, un ancien "banquier" du cercle, ou encore Michel Ferracci, devenu acteur de la série de Canal+ "Mafiosa"… Le coup de force est préparé avec l'aide des plus gros voyous du moment : Antoine Quilichini, dit "Tony le boucher" et Stéphane Luciani – tous deux mis en examen avec Germani dans l'assassinat d'un neveu de "Jean-Jé" Colonna, en juin 2009. S'y ajoute une autre terreur, Frédéric Federici, le petit frère d'Ange-Toussaint Federici, incarcéré pour l'affaire de la tuerie des Marronniers de Marseille. Bref, un casting d'exception.

Le 18 janvier, veille du jour J, une ultime réunion rassemble les conspirateurs chez Sandra Germani, la veuve de Richard Casanova. La jeune femme dispose d'un vaste appartement de 230 mètres carrés proche des Invalides, loué la bagatelle de 7 000 euros mensuels par "Michel Tomi", a-t-elle expliqué aux enquêteurs.

Tomi ? L'homme des jeux et des réseaux africains, l'ami et le financier de Charles Pasqua – l'ex-ministre de l'intérieur l'avait autorisé à exploiter le casino d'Annemasse (Haute-Savoie). Un riche investisseur qui se montre de moins en moins en Corse, et que beaucoup soupçonnent d'avoir noué des alliances avec Casanova. Dépenses courantes, locations de 4×4, voyages… C'est lui, apprend-t-on dans le dossier judiciaire, qui entretient l'héritière du caïd bastiais.

IMPRUDENCES

Le lendemain, 19 janvier, le commando passe à l'attaque. Cinq hommes investissent le cercle en menaçant le personnel, qui s'enfuit sans demander son reste. Ni "Nono", l'ex-flic des RG, ni ses alliés, Jeff et le "mage", n'ont remis depuis les pieds avenue de Wagram. "J'ai peur…", "j'ai la trouille", répètent-ils, terrorisés, sur les procès-verbaux. Lorsqu'ils sont entendus, les policiers viennent pourtant d'opérer leur coup de filet.

Car la bande de Germani avait été prise en filature et photographiée. Les voyous avaient aussi été filmés par… les caméras de surveillance vidéo du Wagram, et leurs menaces enregistrées sur un téléphone resté allumé. Etranges imprudences, qui font depuis jaser dans toutes les prisons corses… Depuis ce ratage, Terrazzoni dort à la Santé. Germani, Luciani et Federici, en cavale, font l'objet d'un mandat d'arrêt.

Surpris de voir autant de beau linge sur un même "coup", les limiers de la police judiciaire en oublieraient presque leurs premières découvertes. Sous la "direction" du truand Guazzelli et d'Honoré Renon, l'ancien des RG, les affaires du cercle prospéraient grâce à diverses techniques encourageant le blanchiment d'argent. Car comme l'a soufflé le "mage" en garde à vue, "il est évident qu'ils n'étaient pas venus" reprendre le Wagram "pour faire du tricot"


vendredi 12 août 2011

La vente à découvert, une pratique risquée

La Grèce les a interdites en début de semaine. La France, l'Italie, l'Espagne et la Belgique ont pris la même décision, jeudi 11 août dans la soirée : les ventes à découvert sont interdites pour les valeurs financières. En France, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a interdit cette technique sur les titres émis par les grandes banques et sociétés d'assurance, comme AXA, BNP Paribas SA, le Crédit agricole ou encore la Société générale.

PARI À LA BAISSE

Appelée "short selling" ou "shorting" en anglais, cette technique consiste à vendre un titre dont on anticipe la baisse. Et qu'on ne possède pas toujours, du moins pas encore au moment de la vente. Le vendeur s'engage en fait à fournir un titre à un certain prix à une certaine date, en faisant le pari que le cours de ce titre va baisser entretemps.

La vente à découvert peut être un emprunt : l'acheteur emprunte un titre en échange de la promesse de le rendre quelques jours plus tard au moment de la "liquidation". Il va ensuite le vendre, dans l'espoir que le cours baisse et qu'il puisse le racheter moins cher avant de le rendre à son prêteur. Lorsque la vente a découvert est gagée sur un emprunt de titre, elle peut en outre être reportée.

Elle peut aussi se pratiquer "à nu" : dans ce cas, l'acheteur n'emprunte rien : il se contente de vendre à terme des titres qu'il ne possède pas encore. Il parie alors sur la baisse du cours de ce titre, pour pouvoir l'acheter à moins cher que ce qu'il a promis de le vendre. Mais, pratiquée massivement, cette technique peut provoquer la baisse des cours que souhaitent les vendeurs.

UN MÉCANISME DANGEREUX

Ce mécanisme présente plusieurs dangers. Le premier étant que lors d'une vente à découvert, le vendeur n'est pas obligé de posséder l'argent pour acheter ce qu'il compte vendre. Contre paiement d'une commission dite "de règlement différé" (CRD), il pourra ne payer que cinq, dix voire vingt jours plus tard, à condition que les titres en question soient éligibles au SRD ("service du règlement différé"), ce qui est le cas de la plupart des grandes capitalisations boursières.

Ensuite, une vente à découvert peut également se faire sans posséder l'intégralité de l'argent pour l'achat des titres, ce qu'on nomme "effet de levier" : il suffit d'avoir de 20 % (pour les bons du Trésor) à 40 % (pour les actions) du montant total qu'on doit régler pour acheter, en faisant le pari que le gain obtenu va permettre de rentabiliser le tout. Pour le vendeur, un mauvais pari peut s'avérer catastrophique : s'il a utilisé l'"effet de levier" en anticipant une baisse qui n'a pas eu lieu, il risque de perdre très gros.

Les ventes à découvert peuvent également être confiées... à des ordinateurs. Cette pratique de "trading automatique" joue sur des écarts très resserrés dans le temps, et souvent à de larges échelles : un programme informatique est chargé de pratiquer la vente et le rachat très rapide de titres dès que ce dernier s'oriente à la baisse. S'il est trop massif, ce trading automatique présente le risque de "déformer" les cours en amplifiant les baisses. Autre accusation récurrente : l'alliance de ventes à découvert avec des "rumeurs de marché" lancées intentionnellement pour favoriser la baisse d'un titre.

UNE INTERDICTION CONTRE-PRODUCTIVE ?

Autant de pratiques qui rendent les ventes à découvert dangereuses. Pour autant, leur interdiction n'a pas toujours l'effet escompté. Au cœur de la crise financière, en septembre 2008, la France avait déjà interdit ce type de vente. Elles ont été rétablies en février 2011, et devaient être mieux encadrées.

D'autres pays, de l'Allemagne au Royaume-Uni, avaient pris des décisions similaires. Or, selon des études économiques réalisées par la suite, cette interdiction n'a qu'un effet limité. Et présente des risques : en limitant la spéculation à la baisse, elle maintient artificiellement le cours d'un titre et risque de provoquer sa sur-évaluation. Sans compter le signal qu'elles envoient aux opérateurs de marché, qui risquent d'en déduire que la situation est grave.

mercredi 10 août 2011

Les 5 raisons de l'affolement des marchés

Ce soir, après 11 séances de chute et 1 matinée de redressement, le CAC 40 a replongé pour finir à 3 002 points soit une baisse de -5,45%. Comme je l'expliquais dans un précédent post, le krack est de -22% et deviens donc plus important que la crise financière de 2009 (-20%).

La capitalisation boursière au 10/08 est de 760 milliards. Elle était de 968 milliards au début de la crise. Un rapide calcul nous permet de constater que les entreprises ont perdu 200 milliards en 2 semaines .... Je n'ose pas imaginer les conséquences futures de cette "évaporation" .... Pour ceux qui ne connaissent pas bien le mécanisme de la Bourse, la capitalisation boursière correspond à la valeur d'une entreprise. C'est à dire que c'est la somme qu'il faudrait débourser si l'on souhaitait acheter 100% de l'entreprise. A titre d'exemple pour acheter Total, il faut débourser 76 milliards et pour acheter STMicroelectronics, il faut débourser 4 milliards (et pour acheter Apple, il faut débourser ..... 340 milliards, ce qui fait d'Apple, l'entreprise la plus chère du monde !)

Mais la capitalisation boursière, c'est aussi, et surtout, un moyen pour les entreprises de financer leurs investissements à venir ... Donc plus, leur capitalisation diminue et plus leur trésorerie diminue également. Ce qui peut avoir un impact très violent sur les recrutements, les investissements, etc ....

Imaginez : votre salaire baisse soudainement de 22% mais vos charges restent les mêmes, la fin du mois risque d'être compliquée, non ? Et bien pour les entreprises cotées en Bourse, c'est un peu la même logique.

Ceci étant dit, essayons de comprendre ce qu'il se passe. L'affolement des marchés est dû à une conjonction de facteurs macro-économiques qui déboussolent les investisseurs et créent un climat de panique faisant fortement chuter les Bourses mondiales. Tour d'horizon.


1) LA DETTE COLOSSALE DES ETATS-UNIS, DONT LA NOTE A ETE ABAISSEE

La première économie du monde a une dette faramineuse de 14.300 milliards de dollars et un déficit annuel de 1.600 milliards.

Son président Barack Obama n'a réussi à arracher qu'in extremis un accord avec ses adversaires républicains, le 2 août, pour éviter un défaut de paiement et donc la faillite du pays.

Mais ce compromis a été jugé insuffisant par l'agence de notation Standard and Poor's en raison notamment des concessions aux républicains, opposés à toute hausse d'impôts. S&P a donc dégradé vendredi 5 août la note des Etats-Unis, jusqu'alors jugé emprunteur de première classe (AAA). Cette sanction, une première dans l'histoire du pays, a fait dévisser les Bourses mondiales lundi alors qu'elles avaient déjà fortement baissé la semaine précédente.

Paradoxalement, les investisseurs restent confiants dans les capacités des Etats-Unis à honorer leurs dettes: les emprunts américains sont toujours très prisés et leurs taux n'ont pas grimpé.


2) APRES LA GRECE ET LE PORTUGAL, L'ENDETTEMENT DE L'ITALIE ET DE L'ESPAGNE

Depuis plusieurs semaines, les marchés sont tourmentés par la crainte d'une contagion de la crise grecque à l'Italie et à l'Espagne, lourdement endettées, et qui représentent à elles deux 30% du PIB européen. Par conséquent, les taux auxquels ces deux pays empruntent sur le marché de la dette ont atteint des records.

Leurs inquiétudes sont nourries par "le compromis illisible du sommet européen du 21 juillet destiné à sauver la Grèce et l'euro", selon l'économiste Elie Cohen.

Ce sommet a pourtant signé une avancée majeure: le fonds de secours de la zone euro pourra racheter des obligations de pays en difficulté à ses créanciers. Mais cette nouvelle compétence ne pourra entrer en vigueur avant la rentrée car il doit être entériné par les Parlements nationaux. Surtout, ce fonds a aujourd'hui une capacité de prêt effective de 440 milliards d'euros, largement insuffisante pour sauver un pays comme l'Italie ou l'Espagne.


3) UNE REPONSE POLITIQUE JUGEE INSATISFAISANTE

A un peu plus d'un an de l'élection présidentielle américaine, les démocrates et républicains se sont déchirés sur la question de la dette, et depuis, les querelles partisanes ont repris, avant même la création de la commission parlementaire censée mettre en oeuvre la réduction de la dette.

"Le débat entre démocrates et républicains a été ubuesque. Les républicains sont quasiment prêts à valider, à espérer une récession pour pouvoir gagner les élections", accuse le gérant d'actions Renaud Murail, de Barclays Bourse. "C'est ce risque de récession qui a douché les marchés".

Dans la zone euro, ce sont les désaccords avec l'Allemagne sur le sauvetage de la Grèce, et le manque de concertation, qui inquiètent.

Plus généralement, les marchés surréagissent alors même que le processus politique est lent par nature.


4) LA PEUR D'UNE RECESSION

Les gouvernements occidentaux se sont engagés à d'importants programmes de rigueur budgétaire pour résorber leur dette. "C'est un cercle vicieux (...) du coup ils baissent les dépenses qui soutenaient l'activité et l'emploi, et donc la croissance ne repart pas", explique Elie Cohen.

A cela s'ajoute que la croissance prévue en début d'année n'est pas aussi bonne que prévu, et que les prévisions vont prochainement être abaissées.

Dans ce contexte, "le marché anticipe une récession", notamment aux Etats-Unis, selon M. Murail. D'autres estiment plus réaliste de tabler sur un "ralentissement" car l'Inde et la Chine continueront à doper la croissance mondiale.


5) LES PERSPECTIVES DES ENTREPRISES REVISEES A LA BAISSE

Même si les résultats du premier semestre ont été plutôt bons, les grands groupes mondiaux sont d'une extrême prudence pour la seconde moitié de l'année.

"Les grandes entreprises industrielles exportatrices notamment allemandes et les groupes de matières premières sont en train de revoir leurs perspectives à la baisse", en prenant en compte le risque d'une récession, selon M. Cohen. Par ricochet, leurs actions baissent en Bourse.

Apple plus riche que le gouvernement Americain !!!


Apple possède aujourd’hui une trésorerie de 75,8 milliards de dollars contre 73,7 milliards pour le gouvernement des Etats-Unis.

Apple est plus riche que le gouvernement américain. La trésorerie de la firme de Cupertino se monte désormais à 75,8 milliards de dollars, ce qui dépasse de plus de 2 milliards celle dont dispose le gouvernement (73,7 mds $).

Apple a engrangé 10 milliards de plus par rapport au trimestre précédent. Sa capitalisation boursière atteint 363,25 milliards de dollars, derrière Exxon Mobil qui est la première capitalisation boursière mondiale avec 403,93 milliards.

Que fait Apple de cet argent ? Analystes et investisseurs appellent régulièrement à une redistribution des dividendes aux actionnaires mais Steve Jobs ne veut pas en entendre parler.

Il préfère garder cette puissance de feu pour de futurs investissements stratégiques, comme récemment le rachat d’une partie des brevets Nortel pour 2,6 milliards de dollars

vendredi 5 août 2011

10ème séance de baisse du CAC 40 : c'est un record !

Graphique du CAC40 depuis sa création au 31/12/1987.

Bulle boursière de l'année 2000 avec l'euphorie des valeurs technologiques et internet puis la grande désillusion et retour aux dures réalités économiques. Il faut être rentable dans un délai raisonnable pour garder la confiance des investisseurs.

Depuis maintenant mi-2007 le CAC40 est en chute libre et avec la crise mondiale actuelle, il est difficile de prévoir jusqu'où il va descendre... un niveau de 2400 nous ramènerait au point bas de l'année 2003, un niveau 2000 à l'année 1996.

Le 22/07, le CAC était à 3 842 points, aujourd'hui (après 10 séances de baisse), il affiche 3 320 points soit une baisse de -14%. Nous sommes revenus au niveau de Juillet 2009 .... 2 ans d'effort anéantis en 10 jours ....

Une telle série de baisses sur le CAC40 devient historique et remonte à septembre 2002 où l'indice parisien avait décroché de 20% en 9 journées.

Pour vous donner une idée de la valeur detruite en 10 jours :
Le 22/07 : la capitalisation du CAC était de 968 milliard d'euros
Le 04/08, la capitalisation du CAC était de 836 milliard d'euros

Les 40 sociétés qui composent le CAC ont donc perdu 132 milliards soit une perte de - 15 milliards par jour ....

Ca me laisse songeur :-)

jeudi 4 août 2011

Full Tilt Poker inacessible depuis 1 mois !

Que se passe t’il avec Full Tilt Poker?

Depuis fin juin 2011 et encore à l’heure où j’écris cet article, il est impossible de se connecter sur le logiciel Full Tilt Poker. La raison est simple: Full Tilt a eu de gros ennuis aux États-Unis avec la justice et a dû fermer ses portes aux joueurs américains en avril dernier. Malheureusement, 2 mois plus tard c’est le tour des joueurs français…

Full Tilt a tout simplement perdu sa licence ARJEL qui lui autorisait à fournir des jeux de poker aux joueurs français. Sans cette licence, le site ne peut plus fonctionner. C’est pourquoi personne sur le territoire français n’arrive à se connecter sur Full Tilt depuis fin juin.

Comment récupérer son argent?

C’est une question très difficile. Vu qu’il est impossible de se connecter sur Full Tilt Poker, on ne peut pas réclamer un transfert à partir du logiciel. Les emails envoyés au support clientèle restent sans réponse… Sachez que les joueurs américains attendent de pouvoir récupérer leur argent depuis plusieurs mois maintenant, et ils n’ont même pas la certitude de le récupérer un jour.

Full Tilt est en pleine tourmente avec la justice et il va falloir être patient pour voir où ça va aboutir. Malheureusement, ce sont les joueurs qui trinquent pour les erreurs que les dirigeants de Full Tilt ont commis, mais on ne peut rien faire… Il faut attendre que la situation s’éclaircisse et espérer que l’ARJEL intervienne pour assurer le remboursement des joueurs.

Que faire maintenant?

Full Tilt Poker n’a jamais été un site dans lequel nous avons placé notre confiance. En attendant que Full Tilt et la justice française se mettent d’accord, les joueurs de poker français devraient jouer exclusivement sur les sites de poker dont la réputation et le niveau de sécurité sont exemplaires !