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jeudi 18 octobre 2007

Vpod.TV lève 5.1 M$



Vous avez sans doute entendu parler de Dailymotion ou de YouTube ou Joost mais peut être pas de Vpod.TV. Ce nouvel arrivant dans le monde de la diffusion de vidéos "on line" devrait faire parler de lui car il a tout les atouts pour séduire. Tout d'abord, ce sont des serials- entrepreneurs Francais qui sont à la tête (soyons chauvins un peu ca fait pas de mal). Donc nous retrouvons Ivan Communod mais surtout le charismatique et fantasque Rodrigo Sepulveda Schulz.
Ensuite, Vpod.TV propose beaucoup plus de fonctionnalités et de services que ses confrères.
Vpod.TV permet de diffuser sa vidéo sur Internet (site ou blog) mais aussi sur un mobile ou à la télé (chaine du cable).

L'avantage d'utiliser Vpod.TV est :
  • de pouvoir diffuser sa vidéo sur un player personnalisable (sans le logo de Dailymotion ou YouTube),
  • d'accéder à une solution professionnelle de Studio On Line,
  • de créer sa propre Chaine de TV (Web TV) avec visualisation en plein écran (comme dans sur sa télé dans le salon).
  • de conserver l'audience chez soi (évite que l'internaute reparte en cliquant dans le player)
  • de référencer sa vidéo dans les moteurs de recherches et les annuaires
  • de stocker jusqu'à 600 Mo par vidéo (contre 100 MO en moyenne chez les autres)
  • un streaming d'une excellente qualité
  • d'un support client (vous avez déja essayé de joindre Dailymotion ou YouTube ??)

A terme le business model de Vpod.TV semblerait être de proposer aux annonceurs de créer aisément des publicités et de les placer au choix sur leur site web ou de les insérer dans les vidéos des utilisateurs. Elles pourront être intégrées au début milieu ou fin d’une publicité pour une durée de 10 à 60 secondes. Les utilisateurs pourront choisir de ne pas avoir de publicités en payant. En acceptant les publicités les utilisateurs recevront une part des revenus touchés par Vpod.TV – aux alentours des 50%.

Vpod.TV vient de souffler sa 1ère bougie, souhaitons leur tous nos voeux de succès :-)





vendredi 11 mai 2007

Joost lève 45 millions de dollars

Il y a quelques jours, je vous parlais de Joost, et bien c'est parti !
Le service de diffusion de programmes TV en P2P créé par les fondateurs de Kazaa et Skype effectue un premier tour de table auprès d'investisseurs prestigieux. TV5 Monde est son premier partenaire français.

La réussite de Niklas Zennström et de Janus Friis a-t-elle des limites ? Les créateurs de Kazaa, Skype et plus récemment de Joost viennent de lever 45 millions de dollars à quelques jours du lancement officiel de leur service de télévision à la carte par peer-to-peer.

Les deux entrepreneurs suédois se sont bien entourés. Parmi les investisseurs, le plus important fonds européen : Index Ventures, déjà présent dans Skype. Mais aussi l'illustre Sequoia Capital, qui a investi, entre autres, dans Apple, Yahoo, Google et Youtube.

Plus stratégique, les fondateurs ont choisi d'ouvrir leur capital à la fondation personnelle de Li Ka-Shing, l'homme le plus riche de Chine, dont la fortune est estimée par Forbes à 23 milliards de dollars en 2007. A la tête du conglomérat Hutchison Whampoa Limited, et détenant plus de 10 % de la bourse de Hong Kong, l'homme d'affaires aura la charge de développer les partenariats de Joost en Asie, en particulier en Chine, comme il l'avait fait pour Skype en son temps. Enfin, signe de son engagement contre le piratage, Joost accueille Viacom dans son capital, le géant de l'audiovisuel américain qui réclame 1 milliard de dollars à Youtube pour avoir permis la diffusion de ses contenus sur sa plate-forme.

Après avoir financé sur fonds propres pour plusieurs dizaines de millions de dollars le développement la société - qui compte aujourd'hui plus de 130 salariés -, Niklas Zennström et Janus Friis font appel à des financeurs privés pour passer la vitesse supérieure. Lancé en bêta test en fin d'année dernière, le lancement officiel de Joost est prévu pour les semaines à venir.

Entre temps, la société semble avoir réussi un challenge plus difficile que celui de lever 45 millions de dollars. Les deux fondateurs ont ainsi convaincu bon nombre de groupes audiovisuels de diffuser une partie de leurs contenus (films, séries, jeux, divertissements, documentaires…) sur leur plate-forme, tels que Viacom, CBS, Warner Bros, Heavy et Sony Pictures.

Toutefois, comme sur le marché télévisuel classique, la diffusion des programmes sera limitée dans certaines zones géographiques. En France, le premier diffuseur à avoir rejoint l'initiative est TV5 Monde, qui y diffusera une partie de ses programmes à partir de juin prochain dans une offre baptisée TV5 Monde +. D'autres négociations sont en cours, avec TF1 et France Télévisions notamment. A ce jour, Joost propose près de 150 chaînes gratuites, tous genres confondus, testées par 600.000 utilisateurs. 31 grands annonceurs, dont IBM, General Motors, Coca Cola, L'Oréal et Nokia ont prévu d'investir sur la plate-forme, qui prévoit de se rémunérer uniquement par le biais de la publicité.

samedi 5 mai 2007

Joost : la TV en 2.0

Les créateurs de KaZaa et Skype lancent une nouvelle façon de capter des chaînes sur le Web.

Voici la vidéo promo :



Joost
envoyé par ViaMedia


Ils s'appellent Niklas Zennström et Janus Friis et ils veulent «révolutionner la télévision». Non, pas en remplaçant PPDA, allons donc, on ne touche pas à ça ! Avec Joost, leur nouveau projet, ils veulent tout simplement changer la façon de regarder la télé. Zennström le Suédois et Friis le Danois ne sont pas des inconnus sur le Net. Ils ont créé KaZaa, autrefois la star des outils de partage de fichiers, puis Skype, l'outil de téléphonie gratuite revendu à eBay pour 2,6 milliards de dollars. Joost a un concept simple : mélanger les atouts du Net et ceux de la télé. Soit une image de bonne qualité sur ordinateur, mais en plein écran, comme sur une télévision. «Une vraie expérience télé», dit sans rire Eric Clémenceau, directeur commercial Europe. Et, surtout, des interactions avec les programmes : «L'utilisateur peut laisser des commentaires sur un programme, explique Eric Clémenceau. Et tous les téléspectateurs qui regarderont le même programme pourront lire ses remarques et y réagir.» Une sorte de télé communautaire reprenant les principes du Web 2.0, somme toute.

Coût de diffusion nul. Côté contenu, Joost n'a cependant rien à voir avec YouTube, le célèbre site d'hébergement de vidéos. Les programmes de Joost seront fournis uniquement par les professionnels de la profession, qui géreront leurs images à leur convenance. Pas question ici de laisser les internautes mettre en ligne du contenu potentiellement piraté. Visiblement, Niklas Zennström et Janus Friis ont retenu la leçon de KaZaa (115 millions de dollars d'amende réglés l'an dernier à l'industrie musicale américaine pour violation de copyright). «Nous voulons oeuvrer dans le respect le plus parfait de la propriété, ajoute Eric Clémenceau. C'est la base de notre business-model. » Du reste, Joost ne se présente pas vraiment comme un clone de YouTube, plutôt comme une nouvelle plateforme de distribution, concurrente du satellite ou du câble. Et, pour rassurer les producteurs de contenu, l'intégralité des vidéos sera protégée. Avant le lancement public, prévu pour début avril, Joost espère signer avec le plus grand nombre possible de chaînes de télé. En faisant miroiter un coût de diffusion nul et des pubs très ciblées. Premier groupe séduit : l'américain Viacom (les studios Paramount et les chaînes MTV, entre autres), actuellement en bisbille avec YouTube. Emissions pour ados et clips à profusion devraient donc être au programme.

Côté technique, Joost utilisera, comme KaZaa et Skype, une technologie «P2P» (peer to peer). Le téléspectateur recevra ses émissions non pas d'un serveur émetteur central, mais d'une multitude d'autres téléspectateurs regardant la même chose. Et chacun émettra en même temps vers les autres «télénautes». En fait, le programme est fractionné en morceaux de huit secondes. Du coup, aucun internaute n'a jamais la vidéo entière sur son ordinateur, une assurance supplémentaire pour les producteurs. Et, pour l'internaute, aucun délai avant de visionner. De plus, cette technologie présente de nombreux avantages pour Joost : «Pour nous, les coûts en bande passante n'auront rien à voir avec ceux de services comme YouTube ou Dailymotion», selon Eric Clémenceau.

Listes. Pour regarder la télé sur Joost, le téléspectateur du futur devra suivre un rituel différent de l'actuel. Ni télécommande ni canapé : on se pose devant son ordinateur, on installe un programme (actuellement en test), et des «chaînes» s'affichent à l'écran. Ce sont en fait des listes de programmes télé permettant de regarder ce qu'on veut à tout moment. En clair, dans Joost, pas de diffusion des programmes à horaire fixe. A coups de souris, on peut se faire sa propre petite grille de programmes à mater à son rythme. De la vidéo à la demande, mais gratuite et à grande échelle.

Combinaison. Joost n'exclut cependant pas d'appliquer un classique système de Pay per view à certains programmes. «Mais Joost est gratuit à 90 %», prévient Eric Clémenceau. Evidemment, il y aura de la pub. Après tout, il faut bien manger (et rémunérer les chaînes de télé). Mais Joost promet que la publicité ne sera présente qu'en très petite quantité (de l'ordre d'une minute par heure). Elle sera en revanche très ciblée, personnalisée. Joost devrait ainsi proposer aux téléspectateurs de la pub en fonction des programmes qu'ils ont déjà regardés, ou en rapport avec leur lieu d'habitation. Les créateurs de Joost pensent tenir la combinaison gagnante, qui lassera moins le téléspectateur tout en attirant plus les annonceurs. La télévision 2.0 a des airs de recette miracle. Encore faut-il avoir la foi.